"Quand je ferme les yeux je vois des ombres. Quand je ferme les yeux je vois un paradis sale. Des oiseaux qui s'envolent au delà des montagnes, un sol boueux qui pue et suinte le sang. Je regarde mes mains et mon corps est glacé - blanc comme une neige factice, blanc comme un mirage et comme une absolue pureté. Mais dans ces mondes qui se dessinent au fin fond de mes cauchemars la pureté est toujours atroce: C'est la vierge au corps interminable qui danse entre les cadavres. Quand je ferme les yeux je vois mon Éternel, le plus terrible et le plus sombre des univers, le monde entier qui se dévoue à un ciel noir de fantômes. Et puis je m'y penche. Je m'y penche et j'y vois les êtres absurdes qui me composent, ces siamoises au regard éteint, ces femmes qui s'enlacent, ces hommes qui n'en sont pas, ces signes étranges que je comprend sans effort. Alors je n'ai plus à fermer les yeux, parce qu'ils deviennent jusqu'à l'essence même de mon regard. Alors je n'ai plus à fermer les yeux parce que ces formes sans visages et sans voix m'enlacent totalement, m'embrassent et me délassent. C'est le Paradis Sale qui s'offre tout entier à moi, la merveille, l'Éternel. Où Dylan, mon enfant-roi aux yeux trop clairs, règne en roi merveilleux. Mon essence."
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1 commentaire:
Je te l'ai déjà dit, mais celui là est vraiment mon préféré. J'adore vraiment l'univers & ton écriture ( bien entendu ).
<3
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