dimanche 15 mars 2009

XVII. Au Paradis des Oiseaux.

"Il y a quelque chose comme un sentiment absurde qui éclate dans mon ventre. Quelque chose comme une douleur profonde, qui me lacère de part en part, qui me tue. Des "Je t'aime" à hurler, hurler à la lune, hurler à la nuit qui s'épanche là-haut. La Souffrance la plus immense, mais qui me fait du bien, l'ivresse. C'est toi mon coeur? Mon absinthe personnelle. Ces émotions violentes qui grandissent, grandissent, grandissent encore et encore, qui n'en veulent plus s'arrêter. Me tuent un peu. Pour renaître à la folie. Il y a quelque chose comme un sentiment absurde qui éclate dans mon ventre. Quelque chose qui m'arrache quand tu t'en vas - Une envie profonde de me soulever, de crier un Amour tonitruant. Mais Amour c'est si rèche - C'est laid comme mot, laid à en pleurer. Un "A" immense comme une bouche qui dévore, pour se perdre dans les tréfonds de la molesse, et puis la laideur d'un grondement sourd, plus un ronflement qu'un ronronnement, plus d'horreur que de plaisir. Pourtant il est là, elle est là, la bête qui hurle, qui souffle et qui renacle. Elle est là. Comme un bébé qui hurle dans la pièce d'à côté, comme une migraine qui vrille le tympan, comme un regard qui se pose et qui juge. Mais au-delà il y a notre réalité. Cette infinie douceur dans des yeux qui se cherchent. La tendresse, mon coeur, et ce sang qui bat tout doucement. C'est toi et puis c'est moi - C'est nous. C'est le Paradis des Oiseaux, où enfin l'on peut replier nos ailes."

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Encore & toujours ces oiseaux.
Tu as une/de superbe(s) plume(s).
Jeux de mots, haha.
<3